Suies et cendres après un incendie : comment nettoyer un logement ou des bureaux sans aggraver la contamination

Votre bâtiment n'a pas brûlé, mais il est couvert de dépôts. Le réflexe naturel — sortir l'aspirateur — est précisément celui qu'il ne faut pas avoir. Voici le protocole, geste par geste.

📅 Mis à jour le 31 juillet 2026 ⏱ 14 min de lecture ✅ Conforme aux recommandations ARS
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Les incendies qui ont touché la forêt de Fontainebleau à partir du 12 juillet 2026 — plus de 2 000 hectares entre la Seine-et-Marne et l'Essonne — puis ceux du Var et de plusieurs autres départements ont produit une conséquence que l'on sous-estime toujours : des retombées de suies, de cendres et de poussières bien au-delà du périmètre des flammes. Des milliers de logements et de locaux professionnels qui n'ont jamais été menacés par le feu se retrouvent avec un dépôt gris sur les rebords de fenêtres, les terrasses, les bureaux et les sols.

C'est une situation très différente d'un « nettoyage après sinistre » classique. Il n'y a ni matériaux brûlés, ni structure fragilisée, ni assèchement à prévoir. Il y a un dépôt de particules fines, souvent invisible sur les surfaces sombres, et un protocole sanitaire précis publié par les Agences régionales de santé. Ce protocole va à l'encontre de presque tous les réflexes ménagers habituels. Cet article le détaille, puis l'étend à un cas que personne ne traite : celui des bureaux, commerces et locaux tertiaires, où la ventilation mécanique transforme un problème local en contamination généralisée.

Comment nettoyer sa maison après un incendie de forêt ?

Aérez longuement d'abord, puis nettoyez uniquement à l'eau : serpillère humide pour les sols, lingette humidifiée pour les meubles et les objets. N'utilisez ni aspirateur, ni souffleur, ni nettoyeur haute pression, et ne balayez jamais à sec : ces gestes remettent les suies en suspension. Portez des gants et un masque FFP2, et traitez la ventilation avant de la redémarrer.

💡 La phrase que nous entendons le plus souvent, deux semaines après un chantier : « ça ne sentait plus rien quand vous êtes partis, et là l'odeur est revenue. » Il ne s'est rien passé de nouveau. Le chauffage ou la climatisation a redémarré, a réchauffé les matériaux poreux, et a relâché les composés de fumée piégés dans les moquettes, les tissus, l'isolant ou les dalles de plafond. C'est pour cela qu'une remise en état sérieuse vise le retrait de la source — jamais le masquage par un parfum ou par de l'ozone seul.

Ce que disent réellement les autorités sanitaires

Les recommandations publiées par les ARS lors des incendies de 2026 sont remarquablement homogènes d'une région à l'autre. Elles se divisent en deux temps : pendant l'épisode de fumées, et après, en particulier dans les zones ayant fait l'objet d'une évacuation. Voici ce qu'elles contiennent, sans interprétation.

Pendant l'épisode de fumées

Les consignes sont défensives : limiter les déplacements et le temps passé dehors, reporter les activités physiques intenses, garder portes et fenêtres fermées et n'aérer que lorsque les conditions le permettent, occulter les aérations avec des linges humides, arrêter les VMC pendant les épisodes de fumées, éviter tout ce qui dégrade l'air intérieur (encens, bougies), et surveiller les personnes à risque. En cas d'exposition directe aux fumées, le port d'un masque filtrant FFP2 ou FFP3 est fortement conseillé. Une simple gêne olfactive ou une irritation des voies respiratoires supérieures ne justifie ni d'appeler son médecin traitant, ni le 15.

S'équiper avant de nettoyer

Le nettoyage lui-même ne commence pas par un produit, il commence par une protection. Trois règles :

Les bons réflexes de nettoyage

C'est ici que le protocole officiel surprend le plus de monde :

⚠️ La règle « pas d'aspirateur » déroute, car elle contredit tout ce qu'on nous a appris. Elle est pourtant juste — pour un particulier. Un aspirateur domestique aspire des particules de l'ordre du micron et en rejette une partie par sa sortie d'air : vous ne retirez pas la suie, vous la déplacez du sol vers vos poumons. La nuance que les guides officiels n'expliquent jamais, parce qu'ils s'adressent au grand public : avec un matériel professionnel à filtration HEPA certifiée en classe H, l'aspiration contrôlée est au contraire la toute première étape d'une remise en état correcte, avant tout passage humide. Ce n'est pas la même machine, et ce n'est pas le même geste.

Jardin, eau et animaux

En présence de suies ou de cendres à l'extérieur : ne pas consommer les produits du jardin recouverts de dépôts, laver à l'eau les fruits et légumes avant consommation et éplucher les légumes racines et les tubercules, et par précaution ne pas consommer les œufs issus des poulaillers de particuliers. Après une absence prolongée, laisser couler les robinets intérieurs deux minutes avant de consommer l'eau — cette eau peut être récupérée pour l'entretien ménager. Côté animaux : nettoyer les gamelles, essuyer les pattes après chaque sortie, et empêcher qu'ils ne lèchent les dépôts de cendre. Les jouets d'enfants sont nettoyés avant réutilisation.

Les 5 gestes qui aggravent la contamination

Sur le terrain, ce sont toujours les mêmes erreurs qui transforment un nettoyage d'une demi-journée en chantier de plusieurs jours. Aucune n'est intuitive à éviter.

1. Passer l'aspirateur en premier

C'est le geste réflexe, et c'est le pire. Il redistribue les particules les plus fines — celles qui pénètrent le plus profondément dans l'appareil respiratoire — dans tout le volume de la pièce, y compris dans les pièces déjà nettoyées. Si vous n'avez qu'une seule chose à retenir de cet article, retenez celle-ci.

2. Sortir le nettoyeur haute pression sur la terrasse

La haute pression pulvérise le dépôt en aérosol et le projette vers les façades, les fenêtres et les entrées d'air. Elle enfonce aussi les suies grasses dans les surfaces poreuses — pierre reconstituée, béton désactivé, bois — où elles deviennent nettement plus difficiles à extraire ensuite. Sur une terrasse, on rince à faible pression, à l'eau, en évacuant vers un point bas.

3. Essuyer à sec, avec un chiffon ou une microfibre sèche

Le chiffon sec ne capture pas la suie : il l'étale et la fait décoller en microparticules. Sur les surfaces claires, il laisse en plus des traînées grises très difficiles à rattraper. La microfibre reste un excellent outil — mais humidifiée, pliée en quatre, et changée de face à chaque passage.

4. Attaquer directement au produit parfumé

Un nettoyant parfumé ou un désodorisant ne supprime pas l'odeur de brûlé : il la masque quelques heures, puis se combine avec elle. Les produits en aérosol dégradent en plus la qualité d'un air intérieur déjà chargé. La séquence correcte est : retrait mécanique du dépôt à l'eau, puis, seulement si l'odeur persiste, traitement de désodorisation — jamais l'inverse.

5. Nettoyer du bas vers le haut

Les dépôts tombent. Si vous commencez par les sols, vous les referez intégralement après avoir traité les luminaires, le haut des armoires, les cadres de porte et les grilles d'aération. L'ordre est toujours : hauteurs, puis surfaces intermédiaires, puis sols — et les sols en dernier, une seule fois.

🔶 Sur les surfaces sombres — plans de travail anthracite, mobilier de bureau noir, sols vinyle foncés — la suie est quasi invisible. Passez le dos de la main gantée sur une zone abritée, puis sur une zone exposée, et comparez le gant. C'est le test le plus fiable, et il ne coûte rien.

Trois chantiers réels, et ce qu'ils nous ont appris

Nous ne sommes pas une entreprise de remise en état après sinistre, et nous ne prétendons pas l'être : sur les gros sinistres, nous travaillons en binôme avec des prestataires spécialisés plutôt que de faire semblant de tout traiter en interne. En revanche, nous avons mené plusieurs chantiers de nettoyage post-fumées légers à modérés, après sécurisation des lieux par les pompiers. Les trois qui suivent viennent de sinistres bâtimentaires et non de retombées d'incendie de forêt — mais la matière est la même : de la suie grasse et une odeur qui s'accroche.

Appartement après feu de cuisine — Paris 15ᵉ, 72 m²

Un feu de poêle à l'huile, contenu à la cuisine, mais des fumées qui ont circulé dans tout le logement. Trois techniciens, une journée pleine, environ 18 heures de main-d'œuvre. Le plus difficile n'était pas la cuisine brûlée : c'était le film de suie invisible déposé sur toutes les surfaces horizontales du reste de l'appartement.

Ce qui a fonctionné : aspiration HEPA avant tout nettoyage humide, éponges chimiques sèches sur les plafonds peints, dégraissant alcalin sur les meubles de cuisine, et microfibres changées en permanence pour ne pas redistribuer le carbone.
⚠️ Ce qui a échoué : le client avait nettoyé un mur avant notre arrivée, avec un nettoyant multi-usage. La suie s'est étalée dans la peinture et a laissé des traînées grises définitives. Ce mur a fini par être repeint. C'est l'illustration exacte du geste à ne pas faire.

Plateau de bureaux après fumées d'armoire électrique — La Défense, ~450 m²

Un défaut électrique en salle serveurs. Dégâts de feu quasi nuls, mais contamination fumées sur l'intégralité du plateau. Deux jours d'intervention. La difficulté n'a jamais été la saleté visible : c'était l'odeur de plastique brûlé installée dans les faux plafonds, la moquette et les grilles de reprise d'air.

🔶 La moquette paraissait propre après injection-extraction, et elle sentait toujours le brûlé. Le client a fini par remplacer environ 120 m² de moquette parce que l'odeur revenait. C'est la démonstration la plus nette que nous ayons : sur certains matériaux, le remplacement coûte moins cher qu'une désodorisation répétée.

Parties communes après feu de sous-sol — Boulogne-Billancourt, ~300 m²

Un incendie en parking souterrain, des fumées remontées par les cages d'escalier. Périmètre : hall d'entrée, escaliers, paliers d'ascenseur. La suie s'est retirée assez facilement. L'odeur, beaucoup moins : il a fallu plusieurs jours de ventilation continue avant que les résidents constatent une vraie amélioration. Sur ce type de chantier, la patience fait partie de la méthode.

💬 « L'erreur, c'est de croire que la suie n'est qu'une poussière noire. Ce n'en est pas. Une fois que vous l'essuyez mal, vous enfoncez du carbone gras dans la peinture et dans les matériaux poreux. » — Responsable d'exploitation, 12 ans de terrain

Vos locaux sont couverts de suies et vous devez rouvrir lundi ?

Nos 35 agents salariés interviennent sur Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et l'ouest des Yvelines. Deux techniciens mobilisables sous 4 heures, diagnostic sur site à partir de 190 € HT, devis détaillé par prestation utilisable directement auprès de votre assureur.

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Protocole pas à pas pour un logement après évacuation

L'ordre compte autant que la méthode. Voici la séquence que nous appliquons, alignée sur les consignes sanitaires officielles, pour un logement de taille standard. Comptez une demi-journée à deux personnes pour un appartement de 60 à 80 m², une journée complète pour une maison avec extérieurs.

Étape 1 — Documenter avant de toucher

Avant tout nettoyage, photographiez les dépôts : rebords de fenêtres, sols, mobilier extérieur, textiles, appareils. Une fois nettoyé, le dommage n'est plus démontrable. Si vous comptez déclarer le sinistre à votre assurance, ces photos sont votre seul élément de preuve, et elles ne coûtent que cinq minutes.

Étape 2 — Aérer, longuement

En l'absence de fumées, ouvrez en grand toutes les pièces, en créant un courant d'air traversant, pendant au moins trente minutes avant de commencer. Retirez les linges humides qui obturaient les aérations. Ne remettez pas la VMC en route à ce stade : elle sera traitée à l'étape 5.

Étape 3 — Retirer les dépôts secs, sans les disperser

Les amas de cendres visibles se ramassent délicatement, à la main gantée ou à l'aide d'un carton rigide humidifié, puis se déposent dans un sac fermé. Pas de balai, pas de plumeau, pas de soufflette. Les textiles amovibles — rideaux, tapis, housses, coussins — sont roulés sur eux-mêmes sans être secoués, transportés dans des sacs fermés, et lavés séparément du reste du linge.

Étape 4 — Nettoyer à l'eau, du haut vers le bas

Luminaires, dessus d'armoires et de meubles hauts, cadres de portes et de fenêtres, plinthes, puis surfaces de vie, puis sols. Lingette humidifiée pour les objets et le mobilier, serpillère humide pour les sols. Rincez ou changez l'eau très fréquemment — dès qu'elle grise, elle ne nettoie plus, elle répartit. Comptez un seau d'eau propre par pièce au minimum.

Étape 5 — Traiter la ventilation avant de la relancer

C'est l'étape que presque tout le monde saute. Démontez et lavez les bouches d'extraction et les entrées d'air, remplacez les filtres encrassés, essuyez l'intérieur accessible des grilles. Ce n'est qu'ensuite que la VMC est remise en service. Une ventilation relancée sur un réseau chargé de suies rediffuse dans tout le logement ce que vous venez de retirer.

Étape 6 — Purger l'eau et vérifier les extérieurs

Laissez couler les robinets intérieurs deux minutes avant toute consommation. Récupérez cette eau pour le ménage. Si vous avez une piscine, vérifiez la filtration et la désinfection et retirez les débris à l'épuisette. Terrasses, allées et mobilier de jardin se rincent à l'eau, à faible pression, sans souffleur.

💡 Notre repère de terrain : tant qu'une lingette humide passée sur une surface déjà nettoyée ressort grise, la surface n'est pas propre — elle est simplement moins sale. Deux passages à l'eau claire valent toujours mieux qu'un passage au produit.

Le cas des bureaux et locaux professionnels

Un bureau n'est pas un grand logement. Le volume d'air brassé, la présence de moquette, de faux plafonds, d'équipements informatiques et surtout d'une centrale de traitement d'air changent complètement la nature du problème — et l'ordre des priorités. C'est aussi le seul cas où le nettoyage a une échéance dure : la réouverture aux salariés.

La ventilation : la priorité absolue, avant tout le reste

Dans un immeuble tertiaire, la CTA ou la VMC dessert un plateau entier. Si elle a tourné pendant l'épisode de fumées, ou si elle est relancée sans traitement préalable, elle redistribue les suies sur l'ensemble des postes de travail en quelques heures — y compris dans les zones qui n'avaient aucun dépôt. Le protocole est le suivant : maintenir l'arrêt, faire remplacer les filtres par le prestataire de maintenance CVC, nettoyer les bouches de soufflage et de reprise, puis seulement redémarrer. Faites-le tracer par écrit : c'est la question que posera l'inspection du travail ou le CSE si des salariés signalent une gêne respiratoire à la reprise.

Moquette, faux plafonds et textiles : les pièges

La moquette est un piège à particules : elle ne se traite ni à la serpillère, ni à l'aspirateur classique. Il faut une injection-extraction, ou un aspirateur à filtration HEPA certifiée manié lentement, jamais un appareil de bureau standard. Les dalles de faux plafond en fibre minérale sont poreuses et retiennent durablement l'odeur : sur les zones fortement exposées, leur remplacement revient souvent moins cher qu'un traitement, et il est plus fiable. Les cloisonnettes acoustiques et les sièges en tissu se traitent en dernier, après la ventilation et les sols.

Informatique, électrique et équipements

Les suies d'incendie sont acides et conductrices. Elles ne se contentent pas de salir : elles corrodent les contacts et les cartes électroniques, et les dégâts apparaissent souvent plusieurs semaines après. Règle de prudence : ne rallumez pas en masse un parc informatique visiblement empoussiéré, ne soufflez jamais à l'air comprimé sur un poste, et n'ouvrez pas les unités centrales. Un dépoussiérage extérieur à la lingette humide sur des appareils hors tension et refroidis, oui. Un nettoyage interne, non — c'est le métier d'un prestataire spécialisé, et c'est en général pris en charge dans le cadre de l'assurance.

Réouverture : dans quel ordre

Une réouverture propre suit toujours la même séquence : ventilation traitée et redémarrée, aération prolongée, nettoyage des hauteurs et des surfaces, traitement des sols et textiles, purge des points d'eau — robinets, fontaines, machines à café, qui ont stagné pendant la fermeture — puis contrôle visuel avant retour des équipes. Prévenez les salariés de ce qui a été fait : dans ce type d'épisode, l'inquiétude vient beaucoup plus souvent du silence que du dépôt lui-même.

À retenir pour un local professionnel

  • La ventilation d'abord. Filtres remplacés et bouches nettoyées avant tout redémarrage — sinon vous recontaminez ce que vous venez de nettoyer.
  • Moquette et faux plafonds sont les réservoirs d'odeur. Injection-extraction pour l'une, remplacement ciblé des dalles pour l'autre.
  • Purgez tous les points d'eau avant la reprise : une fermeture d'une semaine suffit à créer de la stagnation dans le réseau.

Quand ce n'est plus du nettoyage

Autant le dire clairement : une partie de ces situations ne relève pas d'une entreprise de propreté, et il vaut mieux le savoir avant de commencer que de le découvrir en cours de chantier. Arrêtez et faites appel à un spécialiste de la remise en état après sinistre — ou à un autre corps de métier — dans les cas suivants :

⚠️ Ne nettoyez pas un local avant d'avoir photographié les dégâts et déclaré le sinistre si vous comptez le faire. Une fois les surfaces nettoyées, l'expert n'a plus rien à constater. Les conditions de prise en charge des dommages liés aux fumées et aux suies varient fortement d'un contrat à l'autre : la seule réponse fiable est celle de votre assureur ou de votre courtier, contrat en main.

Le cas le plus fréquent : ne nettoyez pas encore

Nous demandons régulièrement à des clients de ne pas commencer. Quatre situations imposent d'attendre : l'expert d'assurance n'est pas encore passé ; l'origine du sinistre est toujours sous investigation ; les suies peuvent constituer un élément de preuve ; ou aucune photo n'a été prise. Une seule erreur de nettoyage prématuré peut compliquer durablement une indemnisation. C'est frustrant, parce que le réflexe humain après un sinistre est de vouloir effacer les traces le plus vite possible — mais c'est le conseil le plus rentable que nous puissions donner.

💬 « Les résidents veulent toujours des nettoyeurs immédiatement. Nous leur demandons en général d'attendre le passage de l'expert. Nettoyer trop tôt crée des litiges sur l'étendue réelle des dommages. » — Gestionnaire d'un portefeuille de copropriétés parisiennes

Ce qu'il faut préparer pour l'assurance

Trois choses, systématiquement : des photos horodatées avant nettoyage, un descriptif écrit des zones touchées avec les surfaces concernées, et un devis détaillé de remise en état par prestation. Un devis global « nettoyage après incendie » est presque toujours rediscuté ; un devis ligne par ligne — surfaces, moquette, ventilation, vitrerie, extérieurs — passe beaucoup mieux. Nous établissons ce type de devis détaillé gratuitement, que vous nous confiiez ou non l'intervention.

💬 « Les photos prises avant tout nettoyage valent souvent plus, dans un dossier de sinistre, que le nettoyage lui-même. » — Courtier spécialisé en assurance de locaux professionnels

Ce que nous pouvons réellement mobiliser

Autant être concret : voici le matériel disponible en stock, mobilisable sans commande préalable.

Délais de mobilisation

Pour une urgence sur Paris et la première couronne :

Comment nous chiffrons

Le nettoyage post-fumées ne se chiffre pas comme un entretien courant : l'écart entre un dépôt léger sur surfaces lisses et une suie grasse sur moquette est considérable. Notre grille :

Tableau récapitulatif : le bon geste par zone

Zone Bon geste À éviter absolument Priorité
Ventilation (VMC / CTA) Filtres remplacés, bouches démontées et lavées, redémarrage ensuite Relancer la ventilation avant nettoyage 1 — avant tout
Sols durs Serpillère humide, eau changée très souvent, deux passages Balayage à sec, aspirateur domestique 4 — après les hauteurs
Moquette et textiles Injection-extraction ou aspirateur HEPA H13/H14 en passage lent Secouer, brosser à sec, shampouiner sans extraction 5 — en fin de chantier
Meubles, objets, surfaces Lingette humidifiée, face changée à chaque passage Chiffon sec, produit parfumé en première intention 3 — du haut vers le bas
Vitres et menuiseries Eau tiède pour dissoudre les suies grasses, puis rinçage à l'eau claire Grattage à sec, raclette sur dépôt sec (risque de rayures) 4 — avec les surfaces
Informatique et électrique Extérieur uniquement, appareil hors tension, lingette humide Air comprimé, ouverture des unités, remise sous tension massive 6 — avec avis pro
Terrasses et extérieurs Rinçage à l'eau à faible pression vers un point bas Souffleur, nettoyeur haute pression, brossage à sec 7 — en dernier

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Surfaces, moquette, ventilation, vitrerie, extérieurs : chaque poste est chiffré séparément. Diagnostic à partir de 190 € HT, nettoyage de 12 à 35 € HT/m² selon la contamination, sans frais de déplacement sur notre zone d'intervention.

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Questions fréquentes

Puis-je vraiment ne pas passer l'aspirateur ?
Pour un particulier, oui : c'est explicitement recommandé par les autorités sanitaires. Un aspirateur domestique rejette par sa sortie d'air une partie des particules les plus fines qu'il vient d'aspirer. Pour un professionnel équipé d'un appareil à filtration HEPA certifiée en classe H, la logique s'inverse : l'aspiration contrôlée est la première étape de la remise en état, avant tout passage humide. Cette nuance n'est presque jamais expliquée, parce que les guides officiels s'adressent au grand public. En cas de doute sur votre matériel, restez à l'eau et à la serpillère humide.
Combien de temps l'odeur de brûlé met-elle à partir ?
Sur un dépôt léger correctement traité, quelques jours avec une aération régulière. Si l'odeur persiste au-delà de deux semaines, ou si elle réapparaît brutalement, c'est presque toujours que les suies sont restées dans les filtres ou les gaines de ventilation, ou qu'elles sont logées dans un matériau poreux — moquette, dalle de faux plafond, tissu d'ameublement. Une désodorisation par produit ne réglera rien tant que la source n'a pas été retirée.
Mon bureau n'a pas brûlé, dois-je vraiment faire quelque chose ?
Si vous constatez un dépôt gris sur les rebords de fenêtres, les surfaces ou les grilles d'aération, oui. Les particules de suie sont fines, irritantes pour les voies respiratoires, et une ventilation relancée les distribuera à l'ensemble du plateau. Un nettoyage à l'eau des surfaces plus un traitement des filtres suffit dans l'immense majorité des cas — mais ne rien faire du tout expose vos salariés et vous vaudra des remontées à la reprise.
Faut-il jeter les aliments restés sur place ?
Les aliments non emballés directement exposés aux cendres ou aux suies sont à jeter. Les emballages sont nettoyés avant ouverture. Pour les produits du jardin, les recommandations sont de ne pas consommer ce qui est recouvert de dépôts, de laver à l'eau fruits et légumes avant consommation et d'éplucher les légumes racines et tubercules. Par précaution, les œufs de poulaillers de particuliers exposés ne sont pas consommés.
L'eau du robinet est-elle consommable après une évacuation ?
Le problème n'est pas l'incendie mais la stagnation. Comme après toute absence prolongée, laissez couler les robinets intérieurs pendant deux minutes avant de consommer l'eau. Cette eau reste utilisable pour l'entretien ménager ou le lavage des mains. Dans un local professionnel fermé une semaine, purgez également les fontaines à eau et les machines à café raccordées au réseau.
Combien coûte une intervention de ce type ?
Le diagnostic sur site démarre à 190 € HT. Le nettoyage se situe généralement entre 12 et 35 € HT/m² selon le niveau de contamination — l'écart entre un dépôt léger sur surfaces lisses et une suie grasse incrustée dans une moquette est considérable. Le dégraissage lourd fait l'objet d'un devis spécifique, et une intervention le week-end ou le jour même est majorée de 25 à 50 %. Le devis détaille chaque poste séparément : c'est le format que réclament les assureurs, un chiffrage global étant systématiquement rediscuté.
Sous quel délai pouvez-vous intervenir ?
Sur Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et l'ouest des Yvelines : 2 techniciens mobilisables sous 4 heures, 4 à 6 sous 24 heures, jusqu'à 10 sous 48 heures selon notre plan de charge. Nous intervenons en soirée et le week-end pour permettre une réouverture le lundi matin. Appelez le 01 89 19 68 69 : cinq minutes suffisent à savoir si votre cas relève d'un nettoyage post-fumées ou d'un spécialiste de la remise en état après sinistre — et si c'est le second, nous vous le dirons.

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